Dates de début – fin : 2011-2019

 

Résumé de l’opération : 

Il s’agit ici déterminer l’impact du bilinguisme sur l’acquisition précoce du langage. Alors que de nombreuses études portent sur l’apprentissage d’une langue seconde, les recherches sur l’acquisition simultanée de deux langues maternelles sont beaucoup moins nombreuses, et notre but sera de contribuer à cette littérature.

 

 Résultats obtenus : 

Nos études ont montré une modulation de la sensibilité au groupement prosodique dès la naissance (Abboub et al., 2016), les nouveau-nés ayant entendus in utero deux langues (dont l’une faisant plus usage du pitch pour faire des distinctions linguistiques que le français) étaient plus sensibles aux informations de pitch que ceux nés de mères francophones. De plus, nous avons établi qu’à 10 mois, les enfant bilingues français/langue à accentuation étaient plus sensibles à l’accentuation des mots que les enfants monolingues francophones (Abboub et al., 2015), et que les bilingues français/allemand ont acquis un biais trochaïque à 6 mois, le même âge auquel ce biais est acquis chez les enfants monolingues acquérant l’allemand. Finalement, nous avons montré que la capacité d’enfants bilingues à apprendre des paires de mots variant sur une seule consonne (pizé /tizé) dépend des langues qu’ils sont en train d’apprendre, et notamment de si les consonnes contrastées sont réalisées de façon similaire ou pas dans les deux langues de l’enfant (Havy et al., 2016).