Présentation

Cette école thématique est organisée par le laboratoire HTL (UMR 7597 CNRS/Univ. Paris Diderot et Paris 3), en collaboration avec le LABEX EFL, Empirical Foundations of Linguistics.

Les mutations récentes des sciences du langage orientent de plus en plus la recherche vers des formes d’expérimentation soumises à des protocoles de vérification et à l’exigence de reproductibilité des expériences. En phonétique surtout, mais aussi dans les domaines de la morphologie, de la syntaxe et du lexique, la manipulation de corpus souvent étendus et surtout annotés, les progrès de l’imagerie médicale, les transformations de la « psycholinguistique » et les acquis des linguistiques cognitives… permettent, selon certains, d’envisager l’émergence d’une linguistique expérimentale.

Conformément à sa vocation, le laboratoire HTL (Histoire des Théories Linguistiques) organise cette école thématique dans le but de donner à ces projets une profondeur historique indispensable. Qu’en est-il, dans l’histoire des idées linguistiques, du statut de l’expérience ? Si l’approche par les « théories » est souvent privilégiée dans l’historiographie, quels rapports se nouent ou se sont noués avec l’empirie : celle de la diversité des langues, celle de la diversité des usages, celle de la diversité des pratiques langagières ? Si la grammaire s’est d’abord définie comme tekhnè plutôt que « science », comment à différentes époques s’articulent les différents intérêts de connaissance de la linguistique ? Qu’est-ce qu’observer ? Comment les données sont-elles construites ? Comment a-t-on défini ce qu’est un « fait » linguistique ? Y a-t-il eu des protocoles de vérification ? Lesquels ? Nous entendons poser ces questions dans la longue durée et dans la diversité des traditions métalinguistiques. La dernière journée invitera plus particulièrement à s’interroger sur un éventuel « devenir expérimental » de la linguistique.

Cette école s’appuie sur les travaux du laboratoire Histoire des Théories Linguistiques (UMR 7597), et entre en cohérence avec le programme du Labex EFL (Empirical Foundations of linguistics) porté par le PRES Sorbonne Paris Cité. En effet, le laboratoire est copilote de l’axe 7 Experimental methods and epistemology (Méthodes expérimentales et epistémologie). Il participe activement à l’axe 5 Computational semantic analysis (Analyse sémantique computationnelle), ainsi qu’à l’axe 6 Language ressources (Ressources linguistiques). Ce projet se nourrit également du réseau de coopérations qui associent le laboratoire à de nombreuses universités (dont Sydney, Edimbourg, la Vrije Universiteit d’Amsterdam…) et aux sociétés savantes qui promeuvent l’histoire et l’épistémologie des idées linguistiques (SHESL, Henry Sweet Society, NaHoLS, Studienkreis ‘Geschichte der Sprachwissenschaft’…).

Grands axes du programme

Son intégration dans le projet LABEX EFL a été l’occasion pour l’équipe HTL de proposer une réflexion épistémologique et historique sur les rapports entre sciences du langage et « expérience ». De là est né le projet d’une école qui ferait partager les fruits de cette réflexion.

La question de la constitution des données, la définition même de ce qu’on peut entendre sous le nom de « fait » linguistique, la multiplication, à l’époque contemporaine de corpus manipulables, la création de plateformes d’expérimentation soumettant les faits à des protocoles d’enquête et de corroboration… réactivent sans doute des procédures anciennes sous d’autres formes, en même temps qu’elles font accéder à une sorte de « modernité » des sciences du langage. C’est ce mixte de continuité et de renouvellement auquel cette école thématique entend rendre sensibles ses participants.

Cinq axes se dégagent autour de cinq journées :

Empiricité, expérience, expérimentation, historicité

Après un panorama épistémologique des outils et concepts se rapportant à l’empiricité et à l’expérimentation, il s’agira de revenir sur deux périodes et deux formes de pratiques empiriques : le processus de grammatisation des langues du monde dans le long terme d’une part, et l’histoire de la phonétique expérimentale depuis la fin XIXe siècle d’autre part.

Le « terrain » comme champ « d’expérience »

Il s’agira d’ouvrir la perspective propre aux sciences du langage (la « linguistique de terrain ») à d’autres sciences humaines (ethnographie, sociologie…), d’une part, et focaliser l’attention sur le parcours qui va de la naissance de la psychologie expérimentale aux psycho-linguistiques et neurosciences, de l’autre.

La construction des « faits »

Entre « perspectivisme » (« le point de vue crée l’objet ») et positivisme (le « ‘faitalisme’ des petits faits » selon Nietzsche), les sciences du langage ont souvent oscillé. On interrogera plus particulièrement ici, d’une part les différentes attitudes possibles vis à vis de « l’évidence » expérimentale dans l’histoire de la psycholinguistique, d’autre part, un exemple de construction des faits dans la description des langues amérindiennes, et enfin on essaiera d’interroger les différentes formes qu’a pu prendre le « positivisme » en linguistique.

Validation des théories

Une théorie linguistique a-t-elle besoin d’être validée ? Qu’est-ce qu’un fait attesté et que signifie la notion de corpus evidence en traitement automatique des langues ?

Y a-t-il un devenir expérimental des sciences du langage

À quelles conditions et dans quelles limites peut-on parler de « linguistique de laboratoire » ? Quelles relations entretiennent aujourd’hui philosophie de l’esprit, sciences cognitives et sciences du langage ?

L’école thématique s’efforcera d’apporter à ces questions quelques éléments de réponse au cours de cinq journées intitulées :

  • Empiricité, expérimentation, historicité
  • Les observatoires / Sciences cognitives (I et II)
  • Validation des théories
  • Expérimentation et théorisation

Programme / videos

Lundi 3 septembre 2012 : Empiricité, expérimentation, historicité

9h15 – 9h30 Présentation de l’École thématique Sylvie Archaimbault (video)
9h30 – 10h30 Cours d’ouverture : Quels concepts pour l’empiricité et l’expérimentation ?Sylvain Auroux(video)
11h00 – 12h30 Ouverture des ateliers de formation
A. La grammatisation comme processus empirique
Animation : Sylvie Archaimbault (video), Bernard Colombat (video), J.-P. Guillaume (video), É. Aussant (video)
B. Histoire de la phonétique expérimentale
Animation : Federico Albano Leoni (video), Jacqueline Vaissière (video)
14h00 – 16h30 Poursuite des ateliers
16h00 – 18h00 Pause – temps libre
18h00 – 19h00 Synthèse des travaux des ateliers

Mardi 4 septembre 2012 : Les observatoires / Sciences cognitives (I)

9h30 – 10h30 Cours : Les terrains d’expérience de la linguistique Francesc Queixalós (video)
11h00 – 12h30 Ouverture des ateliers de formation
A. Construction et attestation des faits linguistiques : le statut des données
Animation : Jacqueline Léon (video partie A), (video partie B), Sophie Manus (video), Thierry Poibeau (video), Nick Riemer (video 1ère partie), (video 2e partie)
B. Histoire de la psycholinguistique
Animation : Céline Trautmann-Waller (video), David Romand (video), Marina de Palo (video), Serguei Tchougounnikov (video)
14h00 – 16h30 Poursuite des ateliers
16h30 – 18h30 Pause – temps libre
18h30 – 19h30 Synthèse des travaux des ateliers

Mercredi 5 septembre 2012 : Les observatoires / Sciences cognitives (II)

9h00 – 10h00 Cours : Attitudes towards experimental evidence in the history of psycholinguistics, David Romand (video)
10h15 – 12h30 Ouverture des ateliers de formation
A. La notion de terrain dans les sciences humaines
Animation : Natalia Slyusar, (video), Marijana Petrovic, (video partie A), (video partie B), Natacha Chevrier, (video)
B. Relativisme et expérimentation
Animation : Jean-Michel Fortis (video), Danièle Dubois (video)
14h00 -16h30 Poursuite des ateliers 16h30 – 18h30 Pause – temps libre 18h30 – 19h30 Synthèse des travaux des ateliers

Jeudi 6 septembre 2012 : Validation des théories

9h30 – 10h30 Cours : La linguistique est-elle une science déductive ? Esa Itkonen (video)
11h00 – 12h30 Ouverture des ateliers de formation
A. Le Positivisme en linguistique
Animation : Christian Puech (video), Didier Samain (video)
B. Empiricité et langues en danger
Animation : Médéric Gasquet-Cyrus, Sylvie Voisin, Alice Vittrant (video partie 1) , (video partie 2)
14h00 – 16h30 Poursuite des ateliers
16h30 – 18h30 Pause – temps libre
18h30 – 19h30 Synthèse des travaux des ateliers

Vendredi 7 septembre 2012 : Expérimentation et théorisation

9h30 – 10h30 Conférence : Les neurosciences du langage Tatiana Tchernigovskaia (video)
11h00 – 12h30 Ouverture des ateliers de formation
A. La linguistique comme laboratoire
Animation :Jean-Marie Marandin, (video), Barbara Hemforth, (video partie 1) (video partie 2), Benoit Crabbe, (video)
JM.M., B.H., B.C., (Discussion en video)
B. Philosophie de l’esprit, sciences cognitives et sciences du langage
Animation : Tatiana Tchernigovskaia (video)
14h00 – 16h30 Poursuite des ateliers
17h00 – 19h00 Restitution des travaux et synthèse finale de l’École (video)

Objectifs de l’école

Cette école thématique propose une réflexion sur l’articulation des sous-disciplines à l’intérieur de la linguistique (phonétique, morphologie, syntaxe, traitement de corpus, recours à l’imagerie, appareillages…). En collaboration étroite avec les chercheurs impliqués dans le développement d’une linguistique expérimentale, cette école thématique permettra de mettre en relations différentes spécialités et de mener de concert une réflexion épistémologique informée sur le plan historique. En retour, elle sera l’occasion pour les historiens et épistémologues de se confronter à la science en train de se faire. C’est une certaine conception de l’unité des sciences du langage qui est ici en cause sous l’angle de la méthode, et, au delà, la question du rapport à « l’empirie » concerne philosophes et épistémologues, ainsi que l’ensemble des sciences de l’homme. Cette école thématique entend accompagner sur le plan de l’épistémologie historique, un projet novateur reconnu (LABEX EFL Empirical Foundations of linguistics) pour proposer un « développement intégré de la totalité du spectre de la recherche en linguistique, depuis les problèmes posés par la production phonologique, jusqu’à la complexité de la grammaire à travers un corpus d’une centaine de langues ». Qu’est-ce qu’un « laboratoire » en linguistique ? Une linguistique de laboratoire ?

Les objectifs scientifiques de l’école sont de :

Mettre en rapport des secteurs de la recherche en linguistique qui s’ignorent le plus souvent dans le travail quotidien (linguistique formelle, linguistique expérimentale, histoire de la linguistique, Traitement Automatique des Langues, philosophie du langage, psycholinguistique, linguistique de terrain, etc). Inciter les chercheurs et les enseignants-chercheurs, mais aussi les étudiants avancés, les doctorants et les jeunes chercheurs à intégrer une démarche réflexive.

OBJECTIFS DE FORMATION

Le dispositif aujourd’hui éprouvé (quatrième édition depuis 2004) fait alterner cours, ateliers de formation et travaux de synthèse. Ce dispositif laisse une large place aux discussions et échanges. La formule « résidentielle » assure une proximité féconde entre des « acteurs » qui sont aussi « publics », et réciproquement a l’avantage d’associer étroitement dans la réflexion chercheurs et enseignants confirmés et doctorants et jeunes chercheurs. Il s’agit d’un dispositif de formation à la recherche.

La formule pédagogique consiste en un dispositif de mutualisation des connaissances et des méthodes qui dépasse les spécialisations en les impliquant. Dispositif de « formation à la recherche et par la recherche » sur un temps court (mais intense), elle permet une participation active de tous: chercheurs confirmés ou débutants, étudiants en formation, collègues aux statuts divers, curieux avides…

Diffusion synthétique des connaissances

Le « dispositif Université » permet à la fois, par son caractère interactif, la diffusion de connaissances et l’ouverture éventuelle de perspectives quant à la production commune de savoirs nouveaux.

L’alternance quotidienne entre cours et synthèses qui réunissent l’ensemble des participants en début et fin de journée et ateliers qui les distribuent en fonction de leurs centres d’intérêt, constituent un dispositif contraignant mais fécond.

Mise en forme problématisée des acquis

Grâce à la participation active des organisateurs, intervenants et participants (nous souhaitons que tous les intervenants soient également participants, et soient présents sur les lieux pour toute la durée de l’Université d’été), la réflexion autour des grands thèmes choisis devrait s’enrichir notablement et pouvoir faire à son tour l’objet d’une diffusion à un public plus large sous forme d’ouvrage et de support multimédia.

Les « synthèses » des fins de journées et de fin de semaine donnent l’occasion aux doctorants de mettre en forme « sur le terrain » et pour autrui les acquis et problèmes du jour. La restitution des travaux en fin de semaine sera l’occasion pour les doctorants de présenter les acquis sous la forme de power point réalisé autour des thématiques.

Information pérenne

Chaque atelier est préparé par ses animateurs qui mettent à l’avance à disposition des participants des documents de travail. Ceux-ci seront diffusés en ligne à l’issue de l’université d’été. Les power point réalisés autour des thématiques seront mis en ligne.

Les écoles thématiques du CNRS se tiennent dans des formules d’hébergement complet, de manière à favoriser l’implication et l’interaction des stagiaires et des formateurs, les rencontres et discussions, y compris en dehors des séances programmées.

L’école thématique sera accueillie au Centre IGESA – Agay Roches Rouges dans le Var, où sera assuré l’hébergement des participants.

PUBLIC CONCERNE

Chercheurs, enseignants-chercheurs et ITA en linguistique (tous domaines), histoire des sciences, philosophie, informatique, psychologie, langues et lettres …

Étudiants de niveau master et doctorat, français et étrangers, en : linguistique, lettres et langues, histoire des théories linguistiques, histoire, histoire des idées, philosophie…

Comités, Liste des intervenants, Modalités pédagogiques

Comité scientifique

Federico Albano Leoni, Università La Sapienza di Roma, Dipartimento di Studi Filologici Linguistici e Letterari, Italie.
Sylvie Archaimbault, Directrice de recherche au CNRS, directrice du laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques.
Sylvain Auroux, Directeur de recherche au CNRS, membre du laboratoire Histoire des Théories Linguistiques.
Lia Formigari, Professeure émérite, Università La Sapienza di Roma, Dipartimento di Filosofia, Italie.
Jean-Michel Fortis, Chargé de recherche au CNRS, membre du laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques.
Barbara Hemforth, Chargée de recherche au CNRS, membre du Laboratoire de Linguistique Formelle, responsable Labex EFL, axe 7.
Esa Itkonen, Professeur, University of Turku, Finlande.
Clemens Knobloch, Professeur, Universität Siegen, Allemagne.
Sandra Laugier, Professeure des Universités (Paris I), Membre du CURAPP.
Jacqueline Léon, Directrice de recherche au CNRS, membre du laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques.
Jean-Leo Leonard, Maitre de conférences (Paris Sorbonne Nouvelle), membre du laboratoire de Phonétique et Phonologie, IUF.
Jean-Marie Marandin, Directeur de recherche au CNRS, membre du Laboratoire Linguistique Formelle, responsable Labex EFL, axe 2.
Christian Puech, Professeur des Universités (Paris Sorbonne Nouvelle), directeur adjoint du Laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques, responsable Labex EFL, axe 7.
Didier Samain, Maitre de conférences (Paris Diderot), membre du laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques.
Peter Seuren, Max Planck, Nijmegen, Pays-Bas.
Tatiana Tchernigovskaia, Directrice du Laboratory for Cognitive Studies, St. Petersburg State University, Russie.
Celine Trautmann-Waller, Professeure des Universités (Paris Sorbonne Nouvelle), responsable du CEREG.
Jacqueline Vaissière, Professeure des Universités (Paris Sorbonne Nouvelle), directrice du Laboratoire de Phonétique et Phonologie, directrice du LABEX EFL.

Comité d’organisation

Sylvie Archaimbault, Directrice de recherche au CNRS, directrice de l’UMR 7597.
Sylvain Auroux, Directeur de recherche au CNRS, membre de l’UMR 7597.
Michèle Ballinger, Ingénieure de recherche, membre de l’UMR 7597.
Jean-Michel Fortis, Chargé de recherche au CNRS, membre de l’UMR 7597.
Nita Jacquin, Assistante gestionnaire, membre de l’UMR 7597.
Élisabeth Lazcano, Documentaliste, membre de l’UMR 7597.
Jacqueline Léon, Directrice de Recherche au CNRS, membre de l’UMR 7597.
Clément Plancq, Ingénieur Informaticien, membre de l’UMR 7597.
Christian Puech, Professeur des Universités, membre de l’UMR 7597

Liste des intervenants

Federico Albano Leoni, Università La Sapienza di Roma, Dipartimento di Studi Filologici Linguistici e Letterari, Italie.
Sylvie Archaimbault, Directrice de recherche au CNRS, directrice du laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques.
Sylvain Auroux, Directeur de recherche au CNRS, membre du laboratoire Histoire des Théories Linguistiques.
Emilie Aussant, Chargée de recherche au CNRS, membre du laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques.
Claude Blanckaert, Directeur de recherche, UMR 8560 Centre Alexandre Koyre – Centre de recherche en histoire des Sciences et des Techniques, CNRS/EHESS, France.
Bernard Colombat, Professeur à l’Université Paris Diderot (Paris 7), laboratoire Histoire des Théories Linguistiques. Benoît Crabbe, Maitre de conférences à l’Université Paris Diderot (Paris 7).
Danièle Dubois, Directrice de recherche au CNRS, Langages, cognitions, pratiques et ergonomie – LCPE – LAM – Laboratoire d’acoustique musicale, UMR 7604 CNRS.
Jean-Michel Fortis, Chargé de recherche au CNRS, membre du laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques.
Médéric Gasquet-Cyrus, Maître de conférences en Sociolinguistique, Co-directeur du Département de Linguistique et Phonétique Générales, Université de Provence.
Jean-Patrick Guillaume, Professeur (Linguistique et science des textes), Université Sorbonne nouvelle Paris 3
Barbara Hemforth, Chargée de recherche au CNRS, membre du Laboratoire de Linguistique Formelle, responsable Labex EFL, axe 7.
Esa Itkonen, Professeur, University of Turku, Finlande.
Clemens Knobloch, Professeur, Universität Siegen, Allemagne.
Jacqueline Léon, Directrice de recherche au CNRS, membre du laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques.
Jean-Leo Leonard, Maitre de conférences (Paris Sorbonne Nouvelle), membre du laboratoire de Phonétique et Phonologie, IUF.
Sophie Manus, Maître de conférences (Université Lyon 2), membre du Laboratoire Dynamique du Langage.
Jean-Marie Marandin, Directeur de recherche au CNRS, membre du Laboratoire Linguistique Formelle, responsable Labex EFL, axe 2.
Marina de Palo, Professeure à l’Université de Salerne (Italie).
Marijana Petrovic, Membre du LACITO -UMR 7107.
Thierry Poibeau, Directeur de recherche au CNRS, directeur du Laboratoire Langues, Textes, Traitements Informatique, Cognition (LATTICE).
Christian Puech, Professeur des Universités (Paris Sorbonne Nouvelle), directeur adjoint du Laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques, responsable Labex EFL, axe 7.
Francesc Queixalós, Directeur de recherche au CNRS, membre du laboratoire Structure et dynamique des Langues (SEDYL).
Nick Riemer, Senior Lecturer, University of Sidney (Australie).
David Romand, Membre du laboratoire SPHERE UMR 7219), membre de l’ANR Formalisme esthétique en Europe centrale aux XIXe et XXe siècle (FORMESTH).
Didier Samain, Maitre de conférences à l’Université Paris Diderot (Paris 7), laboratoire Histoire des Théories Linguistiques.
Natalia Slyusar, Universities of Utrecht and St. Petersburg.
Tatiana Tchernigovskaia, Directrice du Laboratory for Cognitive Studies, St. Petersburg State University, Russie.
Serguei Tchougounnikov, Maître de Conférences (Université de Bourgogne)
Celine Trautmann-Waller, Professeure des Universités (Paris Sorbonne Nouvelle), responsable du CEREG.
Jacqueline Vaissière, Professeure des Universités (Paris Sorbonne Nouvelle), directrice du Laboratoire de Phonétique et Phonologie, directrice du LABEX EFL.
Alice Vittrant, Maître de conférences, Lacito, Université d’Aix-Marseille (AMU).
Sylvie Voisin, Maître de conférences, Laboratoire Dynamique du langage – Lyon, Université d’Aix-Marseille (AMU).

Modalités pédagogiques

L’Université combinera chaque jour des cours en séance plénière et des ateliers. Les ateliers fonctionneront à partir des documents (polycopiés, photocopies…) fournis par plusieurs animateurs complémentaires. Ils donneront l’occasion d’une synthèse en fin de journée. Le choix pédagogique qui a été fait est que tous les intervenants participent à la totalité des travaux pendant les 5 jours, au même titre que les participants, afin de remplir au mieux les objectifs que se fixe l’école.

Il sera demandé aux étudiants présents de choisir un thème transversal parmi une liste de propositions et, en groupe inscrit sur un même thème, de produire un power point. Les présentations power point seront présentées lors de la restitution des travaux en fin de semaine. Elles seront, ensuite, intégrées dans le site web.

Public concerné

Prioritairement
– Chercheurs, enseignants-chercheurs et ITA en linguistique (tous domaines), histoire des sciences, philosophie, informatique, psychologie, langues et lettres…
– Étudiants de niveau master et doctorat, français et étrangers, en : linguistique, lettres et langues, histoire des théories linguistiques, histoire, histoire des idées, philosophie…
– Personnels CNRS, chercheurs et enseignants chercheurs des universités, Ecoles doctorales (linguistique, langues et Lettres…).

Procédure d’évaluation

Un questionnaire, à remplir de façon anonyme, sera remis à tous les participants (qui comprennent selon la conception même de l’école, également les intervenants), un bilan sera tiré de ce questionnaire et distribué à tous les participants et organismes de tutelle.

Une demande d’accréditation de l’école au titre des ECTS sera établie, de façon à permettre aux étudiants avancés et doctorants la prise en compte de celle-ci dans leur cursus.